Heureux veinards, notre lessive lave plus blanc que blanc !


L’horripilant poème du jargon publicitaire… Coluche l’a déjà fait, et sans doute mieux, mais je me permets un petit encart (!) sur le sujet aujourd’hui. Sans rire, la publicité use et abuse de superlatifs et d’hyperboles en tous genres, on le sait, pour nous faire voyager dans un monde où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », mais il arrive un moment où la soif de résultats ne parvient plus à justifier les moyens.

Quoi ! Sous prétexte de nous vendre un quotidien bien lisse, on a tout de même vu, mis en scène, un hérisson qui fait du charme à une éponge, un capitaine de bateau qui pêche du poulet, des céréales à la cryptonite ou je-ne-sais-quelle substance illicite qui transforme tous les malheureux gosses qui en mangent en tigres et un jeune homme qui trouve l’amour en ingurgitant du Nutella à chaque repas. Tout est normal, bien sûr.

Et ça se veut scientifique, en plus.

Dernièrement, on a pu constater une nouvelle invention du marketing publicitaire : attention les yeux, notre produit-vaisselle n’est plus super-, ni même ultra-, mais bien supradégraissant. Vraiment, il serait temps d’arrêter de prendre la brave madame Michu pour une bille, parce qu’elle a tout de même un peu de jugeotte – ou alors, elle ne reflète plus la réalité de la population, c’est selon.

Et c’est sans évoquer l’officialisation de stéréotypes sexistes (la femme cruche, son homme est évidemment bricolo). Bien plus grave, c’est par la publicité que sont transmises les normes, ces fameux canons qui sont plus que dangereux : les grandes chaînes de cosmétiques ne créent-elles pas la boulimie de produits rajeunissants et amincissants ? Pour donner franchement mon avis, si.

C’est pourquoi il nous faut plus que jamais prendre ses distances vis-à-vis de la publicité. C’est bien joli, mais nous vendre un monde féérique n’est pas la solution. En l’occurrence, ça ferait plutôt penser à la naïveté des héroïnes de Disney ou, pour rester dans le stupéfiant, à la pauvre vieille de Requiem For A Dream, celle qui « vit sa vie par procuration devant son poste de télévision ». Ce serait peut-être elle, en fin de compte, notre madame Michu.

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