La bonne mauvaise recette de la chanson française


Grégoire, mauvais garçon ? Écoutons un peu avant de nous emporter !

 

On parle évidemment de la nouvelle variété française, celle représentée par des flèches comme Keen V, Jena Lee et Quentin Mosimann. Pour ceux qui ignorent ces noms, pas d’inquiétude et pas d’étonnement ! Surtout, point n’est besoin de les connaître pour lire la suite de ce billet.

L’histoire a montré qu’il existe deux formes de variété : à texte ou à voix. Il est très, très rare que les deux soient réunies, auquel cas on obtient la plupart du temps une vraie bonne chanson. Mais pour l’artiste lambda et en mal de reconnaissance, il faut faire un choix entre message et qualité musicale. Et, en la matière, on ne peut pas dire que la scène française soit choyée :

  • Les piètres chanteurs mais doués en écriture se font damer le pion par leurs concurrents. Le seul contrexemple, c’est Renaud, et encore. Ceux-là, donc, finissent par se ranger au poste d’auteur et font profiter la catégorie suivante de leur talent.
  • Les chanteurs à voix complètement creux font ainsi appel à ces poètes et réussissent éventuellement à percer. Néanmoins, dix ans plus tard, on les trouve en procès avec leurs auteurs pour des questions de droit. Exemple : Johnny.

Jena Lee, chanteuse-coquille comme on les aime

  • Une partie des artistes n’entrent pas dans le moule précédent dans la mesure où ils s’obstinent à écrire leurs paroles eux-mêmes, même si c’est du désespoir musical en boîte. Malheureusement, ils sont légion sur les fréquences, et ce sont eux qui séduisent les 8-12 ans. Entre autres, on peut citer Joyce Jonathan, même si c’est très vilain de dénoncer.

  • Les derniers sont irrécupérables et n’ont ni voix, ni textes. C’est le cas de Grégoire, qui fait s’affliger l’âme de Brassens et ose le citer comme référence. Vraiment, on se demande comment celui-ci a réussi à faire carrière. Surtout quand on sait que, déjà en studio, sa voix est améliorée !

Assez pour cette fois, arrêtons de récriminer sur les tréfonds de la nouvelle chanson française. Et c’était sans se pencher sur les télé-crochets ! Certains méritent tout de même les honneurs qu’on leur fait : Chimène Badi, Jean-Jacques Goldman… Objectivement, ils sont bons, mais ils commencent à vieillir dans les oreilles du Français moyen.

La solution est-elle pour autant de se ruer sur la musique d’outre-Atlantique ? Nous verrons cela une prochaine fois, chaque journée tient son lot de médisances…

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12 Commentaires

Classé dans Critiques

12 réponses à “La bonne mauvaise recette de la chanson française

  1. frederiquedolle2013

    A reblogué ceci sur fredtroy and commented:
    very good sound , nice voice etc…

  2. « Il est très, très rare que les deux soient réunies. »

    Et, selon toi, pour quelle raison ?

    • Déjà, ça se saurait depuis longtemps si un (nouveau) chanteur français était bon à ce point !
      A mon avis, c’est parce que leurs aînés ont déjà bien creusé les sujets phares et aussi parce qu’aujourd’hui, tout est traité de manière édulcorée. Quant à la voix, c’est plus qu’une option… 😉

  3. Il y a sans doute des milliers de sujets à creuser, et autant – si pas plus – de façons de le faire. Par contre, l’industrie musicale, aux abois depuis maintenant de longues années, semble se contenter de répondre aux diktats d’une clientèle plus sensible aux arguments marketing qu’aux performances artistiques. Est-ce que Brel connaîtrait aujourd’hui le succès qu’il a eu durant les années 1960 ?

  4. Sûrement, si Brel n’était pas passé avant lui ! Mais pas sûr que le port d’Amsterdam (je sais, je caricature) fascine toujours les jeunes générations.

  5. Pour ma part, je pense qu’un Brel n’aurait aujourd’hui aucune chance de rencontrer un succès commercial aussi immense que par le passé. Un simple coup d’oeil sur les ventes d’albums laisse à tout le moins songeur : entre les phénomènes de mode, les « marketer » dans l’âme et les casseroles sorties de nulle part, point de salut pour les braves !

  6. Ha ha, excellente, celle-ci 😀 Et tout à fait juste !

  7. Une seule solution : écouter Thomas Fersen. Le seul chanteur français qui mérite encore qu’on achète ses disques. Et il en a un paquet.

    Go !

  8. Moi, j’aime beaucoup Ridan. Difficile de trouver meilleur parolier. Et il se défend au micro !

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