Sarkozy-Hollande : on fait le match retour ?


Amusante est l’idée d’une présidentielle de revanche… Surtout quand l’on s’aperçoit que, cette fois, il en irait autrement.

Cette fois, le slogan de campagne de M. Hollande se trouverait détourné sur toutes les bouches : de « La démission, c’est maintenant » ou encore « Le chômage, c’est maintenant » au non moins original « Le cauchemar, c’est maintenant » proposé par le FN, la créativité et la dérision sont désormais de mise envers celui que l’on traite de tous les noms.

Cette fois, ce ne serait plus avec de la bonne farine qu’il serait agressé, non ! on ne peut plus se le permettre, on ne gaspille pas la nourriture. J’imagine plutôt des armes blanches, des vraies. Et son ennemi serait moins le monde de la finance que lui-même, qui s’est bel et bien débrouillé, en capitaine de pédalo zélé, pour explorer les fonds sous-marins.

Vraiment, bien des choses ont changé depuis le 6 mai dernier. François Bayrou et Le Pen bondissent dans les sondages, Mélenchon n’a plus rien à nous cacher. Mais c’est sans compter avec Nicolas Sarkozy.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai lu qu’en cas de nouvelle présidentielle, il serait vainqueur… A vrai dire, ce n’est pas si étonnant, vu les prouesses de son successeur, mais tout de même, c’est un peu fort ! N’allez pas me dire que M. Hollande a été élu pour lui, je ne vous croirai pas. Quand bien même ses (choisissez l’adjectif qui vous convient) capacités auraient fait pencher la balance, c’est bien par dégoût de Nicolas Sarkozy qu’il a été institué.

Alors aveuglés par la haine, les citoyens ont foncé la tête la première dans ce qui semble être une des erreurs les plus monumentales de la cinquième République. Eh ! Ce n’est pas parce que le peuple choisit qu’il a nécessairement raison. Sauf que maintenant, tout penaud, il regrette de ne pas être resté sagement chez maman.

Vous qui avez voté Hollande par défaut, par dépit, pour ne pas voter Sarkozy, assumez votre geste ! Gardez un minimum de cohérence car, que vous le vouliez ou non, c’est en partie à cause de vous que le pays est aujourd’hui au bord de la crise de nerfs. Et même, à ceux qui ont voté Sarkozy au deuxième tour, la rédemption ne passe pas par un soulèvement populaire… Plutôt que de nous diviser, unissons nos forces pour remonter la pente ; nous nous écharperons au sommet.

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Classé dans Ça chauffe !, Questions existentielles

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